Accueil Date de création : 04/07/08 Dernière mise à jour : 22/01/09 19:37 / 37 articles publiés
 

Interview

Interview de Guillaume Salmon (attaché de presse chez Colette) par Alexandre Fisselier  (Interview) posté le dimanche 05 octobre 2008 21:14


Colette, ce nom on le voit partout dans les magazines de modes, on l'entend dans des chansons («1997-2007 : Colette » du groupe The Shoppings), mais qui est donc cette « Colette » ?
Colette est un magasin multi-marque, crée en 1997, il propose sur 3 niveaux une sélection liée à ce qui à trait au « StyleDesignArtFood ». Colette vient d'ailleurs de réouvrir après 7 semaines de travaux !
Comment décrire Colette en trois mots ?
Gourmandise, curiosité, liberté.
Colette n'est pas une enseigne comme les autres, ce lieu est incontournable pour les amateurs de mode mais pas seulement quels sont les autres domaines de Colette ?
L'art, le design, l'univers street wear, l'eau et bien d'autres. Nous essayons d'avoir une vision à 360° sur ce qui nous entoure et de le proposer.
Pourquoi ne pas avoir mit le nom Colette sur la devanture, pour que cette caverne de merveilles reste mystérieuse ?
Il y est, depuis toujours, mais placé en bas des vitrines, de manière discrète. Nous ne souhaitons pas mettre le lieu en avant au détriment des créateurs et artistes que nous proposons. Là est l'important et non pas le nom.
Cette caverne de merveilles car chez Colette les plus grands créateurs sont les voisins des jeunes designers, de plus chez Colette nous trouvons les baskets les plus demandées dans le monde, comment fait Colette pour réunir toutes ces perles chaque saison ?
Notre acheteuse, Sarah, fille de Colette, sélectionne ce qu'elle aime. Elle agit avec émotion et suit ses coups de cœurs et les marques suivent. Un regard, une vision et surtout un appétit perpétuel et permanent pour ce qui se fait et existe.
Colette c'est aussi un endroit artistique chaque mois une exposition fais son entrée chez Colette, quels sont les critères pour exposer ses œuvres dans la Galerie ?
Pour la galerie comme pour le reste du magasin, il faut que cela plaise à notre acheteuse. Bien évidemment et sans vous mentir, nous apprécions le fait de pouvoir exposer un artiste avant tout le monde.
Ah, le fameux Water-bar, au sous-sol de chez Colette (où l'on croise du beau monde), le nom du bar vient-il des 100 eaux proposées sur la carte ?
Tout à fait.
Quel événement vous a le plus marqué chez Colette ?
Beaucoup ! L'opéra Garnier avec YSL, un 30 décembre au Palais de Chaillort, un A/R à Gent ( Belgique) avec fête dans le Thalys puis club sur place, etc.
Quels sont les prochains événements chez Colette ?
La réouverture est déjà un événement en tant que tel ( www.colette.fr), mais d'autres évents sont à venir : vernissage, goûter, diner, fête..tout cela d'ici la fin septembre.
Connaissez-vous Rennes, si oui quelles sont vos adresses ?
Figurez-vous que j'y suis né mais étant plutôt de Dinard, je ne connais pas vraiment Rennes.Mais le meilleur club du coin est pour moi La Chaumière à Saint-Lunaire !!!
Et Vos adresses à Paris?
Colette, Le Baron, Le Paris-Paris, Plais de Tokyo, Palais-Royal, le jardin des Tuileries, Le Parc des Princes, le 21 one Sound Bar, Le Bidule, Les Parisiennes

 

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Interview de David Lavaysse (à gauche sur la photo) par Alexandre Fisselier  (Interview) posté le dimanche 05 octobre 2008 21:51

David, Salut !

Peux tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je fait principalement de la musique et j'habite dans le sud de la France, à Montpellier.

J'ai réalisé plusieurs albums en solo ou en groupe.


Quand et comment as-tu commencé à t'intéresser à la musique ?

En 1984 mes parents m'ont acheté un walkman à cassette. Je n'en suis toujours pas revenu.

J'ai aussi toujours vu mon père jouer de l'orgue à la maison ; ça a sûrement suscité mon envie de faire la musique.


Comment décris tu ta musique ?

Je dirai que c'est la meilleure chose qu'on ait pu entendre depuis les chants de la révolution.

Plus sérieusement j'ai horreur qu'on me pose cette question.

Chacun son rôle : moi je fais la musique, à vous de la décrire !

Pour autant je suis loin d'adopter la posture du musicien inclassable ou de vouloir partir dans toutes les directions en même temps. C'est juste que l'appréciation de la musique doit se faire au niveau des émotions qu'elle suscite, et c'est quelque chose de très personnel et dur à traduire parfaitement en mots.

Pour aller plus vite disons que je préfère qu'on l'écoute plutôt qu'on me demande d'en parler !


Dans « Midi Libre » on dit que tu es un « Chef d'orchestre » et c'est vrai, mais combien d'instruments joues-tu ?

Au risque de paraître rabat joie et définitivement chiant je ne tiens pas de comptes précis, je ne me suis jamais posé comme challenge de jouer le maximum d'instruments possible, et la virtuosité démonstrative ne m'a jamais intéressé.

J'ai commencé par prendre des cours de solfège et de piano étant enfant.

Partant de là on peut facilement s'adapter à beaucoup d'autres instruments.

C'est un peu cliché de dire ça mais dès que je peux mettre mes mains sur un instrument j'essaie d'en jouer et d'imaginer ce que je pourrai faire avec.

Vers 15 ans j'ai appris à jouer de la guitare ; avec le piano c'est les deux familles d'instruments avec lesquelles je me sent le plus à l'aise.

Le fait de jouer plusieurs instruments vient aussi de l'aspect pratique quand j'enregistre un morceau. Ça va beaucoup plus vite comme ça. Mais il m'arrive de faire appel à d'autres musiciens quand il s'agit d'instruments que je ne maitrise pas du tout ou que je n'ai pas comme les clarinettes, les saxophones ...


Où en es tu de tes collaborations musicales, ou autres, quelles sont tes envies ?

Mon quatrième album solo : « slow eater » sous le nom I&Fused, est sorti en janvier dernier. J'y ai fait participer pas mal d'amis.

Le premier album de mon groupe avec Pascal Monfort (The Shoppings) est sorti l'année dernière. Nous préparons actuellement de nouveaux titres et un nouveau live.

En ce moment je travaille aussi sur un autre projet en Français avec un ami, Thomas Malesieux, qui a écrit les textes et qui pose sa voix. Il y aura d'autres intervenants puisqu'il s'agit d'une histoire sur onze titres avec trois différents personnages. C'est un projet qu'on a commencé depuis longtemps et qui devrait enfin aboutir avant la fin de l'année. Il me reste à poser les voix des intervenants sur la musique que je viens de terminer. Je crois qu'on peut y sentir les influences de moondog, earth, pierre Bastien, François de Roubaix, Murcof... c'est assez organique et vaporeux. Beaucoup de réverbérations et peu d'éléments électroniques.

J'ai aussi participé à un morceau du prochain album de rinôcérôse, produit par Alex Gopher. Ça sortira dans quelques mois.

Pour ce qui est de mes envies en terme de musique je dirai juste pouvoir continuer à en faire le plus longtemps possible.

En toute simplicité je crois aussi que j'aimerai beaucoup travailler avec un orchestre symphonique.


Quels sont tes derniers coups de cœur ?

Cette année j'ai découvert Léo Ferré et je suis devenu dingue en écoutant certains morceaux.

Dans un rayon plus actuel, en ce moment j'écoute beaucoup An albatross, les sorties du label southern lords, health, cannibal corpse (parfait pour faire du vélo), ou rustie.


Pour toi la « Hype » existe, ou c'est juste un concept bourgeois imaginaire ?

Evidemment qu'elle existe. Puisqu'on en parle.

Ensuite je crois que chacun en a sa propre conception en fonction de son environnement et de son statut social. Pour certain il suffira de porter un t-shirt à la mode (autre concept flou) pour se sentir au cœur de la hype, pour d'autres il faudra sniffer des kilomètres de coke dans des backstages hyper select ou avoir sa tête en bonne place dans un magazine tendance.

Comme le terme n'est pas français je crois qu'ici on a d'autant plus tendance à vouloir lui faire signifier tout et son contraire.

Alors qui est hype au final ? les branchés? Les mondains bourgeois? Les guest-listés de toutes sortes? Les avant gardistes ?

Le sujet est régulièrement débattu et selon ce qu'on retient et ou on se situe être hype c'est soit être un parfait connard soit être un nouveau créatif génial.

En tout cas la composante bourgeoise me parait pas primordiale. On peut être un parfait crevard et être totalement hype !

Je crois qu'il faut avant tout utiliser ce mot le moins possible.

 

Connais tu Rennes, et si oui quels sont tes lieux favoris ?

J'ai joué aux transmusicales de Rennes en 2002. J'y présentai mon album solo «Kind Of Clue » entouré de quatre musiciens.

C'était la première fois que j'y allai et depuis je n'y suis jamais retourné.

Je me souviens avoir mangé dans une pizzeria charmante à l'étage d'un vieux bâtiment du centre ville. Mais globalement il me reste encore à découvrir quels sont mes lieux favoris à Rennes.

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Interview de Pierre-Mathieu par Alexandre Fisselier  (Interview) posté le mercredi 19 novembre 2008 19:29

 

Pierre-Mathieu, Salut !
Peux-tu nous dire ce qui t'as conduis à la télé ?


Un accident de voiture électrique pendant un stage dans la communication événementielle. J'ai été viré. Du coup j'ai fini mon stage dans une boite de prod télé. J'y suis resté pour faire du journalisme. Puis des chroniques. Puis l'animatrice (oui c'est plus léger si c'est au féminin).

Quels sont tes projets actuels ?

Je me promène dans les rues avec des artistes pour le Hit Machine (samedi 10h2O sur M6). Une version tout en reportage, plus rock and roll. Je fais des petites virgules imagées (c'est joli comme nom, non ?) sur des artistes musicaux ("Plus vite que la musique" sur M6). J'ai des parts dans un label (Place Blanche Records). Nous produisons un artiste folk de génie, Darko Fitzgerald, et un duo electro-rock bientôt mythique, Make The Girl Dance. Voir les myspace. C'est à chialer.

Sinon pour réussir une soirée que te faut-il ?

Éviter de se boire ou se droguer trop tôt. Des filles pour faire le paon. De la musique pour danser. Avoir mangé avant. Beaucoup. Et des amis pour se moquer des autres gens.


Quel est ton meilleur souvenir pendant tes escapades nocturnes ?

Un concert mythique de NTM à Nantes il n'y a pas très longtemps. Le retour sur Paris en avion privé avec Joey Starr et ses amis.


En univers clubbing tu es plus Redlight, Le Baron ou Calvi On The Rock ?

Le Paris Paris avant qu'il ne ferme.



Comment décris-tu la bourgeoisie nocturne à Paris ?

On en dit souvent du mal mais on ne demande à personne d'être ami avec ces gens pendant la journée. Avec un peu de recul, ils sont beaux tous ces gens bien habillés qui se versent du champagne sur les seins et roulent des billets de 100 euros.


Et le phénomène Hype ?

La vrai hype est constituée d'une centaine de personne que tu ne vois jamais en soirée. Ils vous regardent danser au travers de miroir sans teint et décident entre eux de ce qu'ils vont faire de vous.


Quelles sont tes adresses à Paris ?

La Cloche des Halles pour manger des œufs aux plats cuits sur du cantal fondu.
Le Baron pour baronner.
Le Régine pour Reginer.
Le Chacha pour les chachattes.

Connais-tu Rennes, et si oui quels sont tes lieux favoris ?

Je ne connais pas Rennes et c'est un manque dans ma vie que je ressens de plus en plus fortement. D'ailleurs j'arrive.


( A Gauche De La Photo Pierre-Mathieu, A Droite Julien Dore )

 

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Interview de Mattias Mimoun par Alexandre Fisselier  (Interview) posté le jeudi 20 novembre 2008 19:27

Mattias, Salut !

Peux-tu te présenter aux quelques personnes qui ne te connaissent pas encore ?

Mattias Mimoun alias FAR: pianiste, DJ, producteur, remixeur, rappeur, clubber.

Je suis le clavier du groupe Scenario Rock avec qui j'ai enregistré l'album "Histrionics" (SONY/BMG) et avec qui nous avons fait plusieurs premières parties de JUSTICE sur leur tournée française.

Je suis également l'auteur et l'interprète du morceau "Itinéraire d'un enfant branché" paru sur l'album de The Shoppings; je suis d'ailleurs le clavier du groupe en live.

J'ai aussi sorti un maxi sur le label Industries en duo avec Pascal Bideau (compositeur de musiques de film) sous le nom Contrast. Mes 10 années d'expérience en tant que DJ (REX, membre du Clark Magazine DJ crew, Showcase, Paris-Paris, Baron, soirée DIESEL, 1ère partie De La Soul à l'Olympia, Demolition Party Hôtel Royal Monceau, Nouveau Casino) m'ont amené à développer une activité de producteur sous le nom FAR. A mon actif, 2 remixes pour Scenario Rock, 1 remix de Shaka Demus, 1 remix de Moon Pallas, 1 remix de The Shoppings, 1 remix de Amy Winehouse et plusieurs titres orientés electro-house.

Enfin, j'ai constitué un répertoire de reprises de tubes des 60's à nos jours joués au piano solo (Michael Jackson, Daft Punk, JUSTICE, Madonna, Rolling Stones, Calvin Harris, Dr Dre, Cure...) qui m'ont amené à jouer "No Limit" en compagnie de Björk au Baron.

Quand et comment as-tu commencé à t'intéresser à la musique ?

J'ai commencé le piano à l'âge de 6 ans et n'ai jamais arrêté depuis. C'était d'abord pour faire plaisir à ma mère puis quand j'ai réalisé que toutes les filles se mettaient autour du piano quand je jouais dans les boums, j'ai compris que j'avais une arme de séduction imparable au bout des doigts. Je me souviens aussi d'heures passées à m'isoler pour écouter au casque sur la chaîne du salon le premier CD de l'histoire: "Brothers in Arms" de Dire Straits ou "Thriller" de Michael Jackson à l'âge de 10 ans. C'était de véritables voyages. Puis le rap est arrivé dans ma vie de collégien avec NTM et Public Enemy et ne m'a plus quitté depuis. C'était tellement puissant soniquement par rapport à tout le reste et ça apportait un peu de relief à la vie monotone montargoise. En parallèle à ma formation de pianiste classique, j'ai commencé à apprendre le jazz au lycée où j'ai joué dans mon premier groupe. Mon goût pour le public et la scène s'est alors révélé.

Après avoir fait une école de commerce pour me rassurer, j'ai réalisé que rien ne pourrait me motiver plus que de vivre de la musique.

Où en es tu de tes collaborations musicales, ou autres, quelles sont tes envies ?

Après une tournée avec Scenario Rock qui nous a menés jusqu'au Mexique, nous avons réduit le groupe de 4 à 2 protagonistes: le chanteur Mehdi Pinson alias DVNO (également auteur et interprète du tube de JUSTICE "DVNO") et moi-même. Nous avons fait notre première date au Showcase et comptons tourner avec cette formule plus club à travers le monde. 

Nous travaillons aussi sur la réalisation d'un deuxième album avec The Shoppings, incluant "Itinéraire d'un Enfant Branché 2" racontant l'évolution un peu autobiographique de mon statut de "branché".

Je produis également beaucoup d'instrumentaux de rap en vue de les proposer à des rappers comme Sefyu, Booba ou Bubz (un excellent MC londonien).

J'ai aussi le projet Colonel's Bucket qui me tient à cœur: ce sont des morceaux humoristiques rappés avec mon acolyte journaliste Fabien Prade. Les thèmes abordés sont les filles, les soirées, la drogue, la prostitution, les Air Jordans...

Enfin, je réinterprète actuellement l'album de JUSTICE au piano et c'est un travail de longue haleine.

Mon envie est finalement de développer ma carrière solo.

Quels sont tes influences musicales ?

Elles sont très nombreuses et diverses. Je suis naturellement attiré par les sonorités arabes de par les origines tunisiennes de mon père et par les sons plus doux et mélancoliques de par les origines suédoises de ma mère. Quand mes amis écoutaient le TOP 50 au collège, j'écoutais du jazz: je me suis par ailleurs très influencé du jeu funky de Herbie Hancock et de la richesse harmonique de Bill Evans. Ce n'est que plus tard, une fois dégagé du snobisme adolescent de l'intégriste de jazz, que j'ai pu apprécié la force de morceaux pop comme ceux de Billy Joel, U2 ou les Beatles.

Puis j'ai découvert la techno avec les premières raves et j'en mixe toujours beaucoup. Je suis fan de l'américain Matthew Dear. Il amène le son électronique tellement loin...

Sinon, j'admire le travail de Pharell Williams ou Timbaland qui parviennent à inclure des choses assez expérimentales dans des morceaux très commerciaux. C'est ce pont entre expérimental et grand public qui m'intéresse, d'où mon admiration pour John Coltrane, Jimi Hendrix ou Daft Punk qui chacun à leur manière ont amené une musique loin d'être évidente au plus grand nombre.

Mais pour moi, le meilleur reste Michael Jackson. Ces morceaux ne lasseront jamais et ils sont capables de faire danser un enfant de 6 ans comme un vieillard de 70 piges. C'est simple, je voulais être lui quand j'étais petit.


Comment décris-tu la bourgeoisie nocturne à Paris ?

La bourgeoisie nocturne se divise en 2 catégories: la clinquante démonstrative que l'on croise au VIP ou au CAB, qui ne sort que pour flamber et danser sur les tubes de FUN TV et l'élégante cultivée qui sort plutôt au Baron ou chez Régine afin d'entendre des morceaux plus rares ou inhabituels et d'y voir des gens avec des looks moins conventionnels.

Les marques de la première catégorie sont plutôt: Von Dutch, DIESEL, Ralph Lauren

Celles de la seconde: APC, Kitsuné, BAPE, Dior

La bourgeoisie nocturne a aussi les moyens de se déplacer dans Paris en voiture (Austin Mini ou GOLF) et vit essentiellement dans Paris intra-muros.

Et le phénomène Hype ?

Le terme "branché" a désormais remplacé le mot "hype". Appartenir au monde des branchés implique d'être toujours à l'affût de la bonne information avant tout le monde: la sortie d'un album, la diffusion d'un nouveau clip, la vente d'un produit en édition limitée... Etre branché c'est aussi se faire inviter à toutes les soirées, bénéficier des réseaux sociaux les plus larges ou porter les vêtements les plus exclusifs. A Paris, la branchitude est un véritable petit monde où tout le monde sait plus ou moins qui est qui et qui fait quoi. Cela facilite l'aboutissement de projets, les rencontres professionnelles pertinentes. Ce phénomène est amplifié avec l'arrivée de Facebook. C'est un monde dont beaucoup de gens veulent être: c'est sûr que c'est agréable de se faire chausser gratuitement par NIKE, habillé à l'oeil par DIESEL, ne jamais payer son entrée en boîte, de boire aux frais d'ABSOLUT... et cela attire beaucoup de crevards qui n'ont souvent que leur opportunisme comme seul talent. De toute façon, chaque ville a son petit groupe de "branchés" non? Ce n'est pas propre à Paris.

Quels sont tes adresses à Paris ?

Pour manger: KFC République, l'Epicerie Chez Marianne rue des Rosiers, le japonais SAPORO

Pour écouter du jazz: le Duc Des Lombards et le New Morning

Pour sortir: le Baron, Chez Régine, le Showcase

Connais-tu Rennes, et si oui quels sont tes lieux favoris ?

Je connais principalement Rennes pour les Transmusicales. J'y ai des souvenirs fabuleux: Public Enemy, Amon Tobim, la Rue de la Soif. C'est une ville où j'adore flâner et manger des crêpes. J'y apprécie également le marché couvert.

 

( Vidéo Mattias avec le groupe The Shoppings au célèbre club Parisien Le Baron. )

 

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Interview de Greg Kozo par Alexandre Fisselier  (Interview) posté le jeudi 27 novembre 2008 20:28

Greg, Salut !                                                                      Peux-tu te présenter aux quelques personnes qui ne te connaissent pas encore ?

Trentenaire hyperactif, à Paris depuis toujours ( mais peut être plus pour longtemps), j'ai monté Place Blanche records en 2003.

On y a sorti des dizaines de vinyles. Les projets à venir sont un maxi de Make The Girl Dance ( "Baby Baby Baby" en janvier 2009 remixé par We Are Terrorists, No Kiss With Gloss, The Shoppings ), un maxi de Mendel ( "Beatburger" avec un clip déjanté ), et l'album de Darko Fitzgerald en mars 2009.

Je joue aussi un set live/dj depuis 3 ans.


Quand et comment as-tu commencé à t'intéresser à la musique ?

Dés 14 ans. J'écoutais beaucoup de rock et de hip-hop à l'époque. Je n'avais pas de culture clubbing. J'ai fait l'école de jazz de Paris à l'âge de 20 ans, et en 1997 j'ai découvert Daft Punk puis la scène Versatile, Pro Zak, Solid avec Gopher et De Crécy, et là j'ai basculé. J'ai revendu les contrebasses et j'ai acheté un ordi, un sampler et des vieux synthés. 


 

Peux-tu nous parler de Make The Girl Dance

Il y a un an, j'ai été booké pour jouer dans un club, le warm up était assuré par Pierre Mathieu. On s'est mis à discuter musique, et on a accroché. Plusieurs mois après, il m'as recontacté pour me proposer de tenter un projet qui mixerait nos influences. La première séance en studio s'est tellement bien passé que le projet est devenu mon projet principal depuis. On est dans une démarche exclusivement ludique, on se fait plaisir, en studio on est très complémentaire. On mélange nos influences rock, hip-hop, electro, le tout dans une optique dancefloor. Après quelques mois, on a monté un live avec un laptop, deux synthés, et une console. Depuis, on joue ça en live et ça se passe plutôt bien.

 

Quels sont tes influences musicales ?

Étrangement, je suis à bloc de folk, de musique minimaliste et intime. Sinon, la musique électronique, mais celle qui s'écoute pas forcément celle qui se danse, les Daft évidemment, Ennio Morricone pour l'écriture dont je suis dingue, les Kings Of Convenience, Leo Ferré, et Rue Royale un projet de Chicago que j'adorerais signer.

 

Sinon pour réussir une soirée que te faut-il ?

On va pas se mentir, des jolies femmes libertines, du sexe et un peu de drogues non ?

En général, un bon sound system, c'est déjà une bonne base, des gens simples qui deviennent surexcités, et une sélection terrible qui retourne le dancefloor.

 

Quel est ton meilleur souvenir pendant tes escapades nocturnes ?

Le live des Daft à Bercy en juin 2007, un set de Josh Milan au Cielo de NYC, voir Claire et Laure ( les Nyctalopes ) sauter derrière les platines ( les djs qui kiffent leurs trucs, ça j'adore !!! ), le set de Make The Girl Dance à la Techno Parade, les Poules à Facettes et Pierre Mathieu au Bataclan pour ping pong surréaliste, le set de Make The Girl Dance à Biarritz annulé à la dernière minute pour cause de déluge, Justice à la réouverture du Rex, Dj Deep à Miami en 2004, etc...

 

Comment décris-tu la bourgeoisie nocturne à Paris ?

Plus drôle et plus sympa que l'on ne l'imagine. Je reste un peu à distance de tout ça quand même, mais j'ai déjà eu des très bonnes surprises en rencontrant ces gens là.

 

Et le phénomène Hype ?

Complexe, éphémère, parfois terriblement excitant et souvent terriblement vain. En fait, quand tu fais de la musique dans ton studio, tu passe finalement à côté de tout ça, et tant mieux.

 

Quels sont tes adresses à Paris ?

Mince, je vais me contredire si jamais c'est hype non ? En fait, mes adresses ne sont pas les endroits où j'aime aller mais ceux où je retrouve mes amis et ma bande. Le Rex, Le Social Club, le Cha Cha, les Taulières, et les Chandelles. Ah et l'été le bateau Concorde Atlantique.

 

Connais-tu Rennes, et si oui quels sont tes lieux favoris ?

Je connais peu mais je trouve que le Pym's est un bon club avec une prog assez fraîche. Le peu de fois où je suis venu j'ai beaucoup aimé l'énergie de cette ville. J'espère retourner y jouer bientôt.

 

( vidéo du groupe Make The Girl Dance Avec Greg Kozo en noir et Pierre-Mathieu en blanc )



 

 

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